Paul VALÉRY « Sinistre »
Sinistre Quelle heure cogne aux membres de la coque Ce grand coup d’ombre où craque notre sort ? Quelle puissance impalpable entrechoque Dans nos agrès des ossements de mort ? Sur l’avant nu, l’écroulement des trombes Lave l’odeur de la vie et du vin : La mer élève et recreuse des tombes, La même eau creuse et comble le ravin. Homme hideux, en qui le cœur chavire, Ivrogne étrange égaré sur la mer Dont la nausée attachée au navire Arrache à l’âme un désir de l’enfer, Homme total, je tremble et je calcule, Cerveau trop clair, capable du moment Où, … Читать далее →





