François COPPÉE « Morceau à quatre mains »

Девушка за роялем

Стихотворение Франсуа Коппе «Игра в четыре руки» на языке оригинала и в двух переводах на русский язык.   Morceau à quatre mains Le salon s’ouvre sur le parc Où les grands arbres, d’un vert sombre, Unissent leurs rameaux en arc Sur les gazons qu’ils baignent d’ombre. Si je me retourne soudain Dans le fauteuil où j’ai pris place, Je revois encor le jardin Qui se reflète dans la glace ; Et je goûte l’amusement D’avoir, à gauche comme à droite, Deux parcs, pareils absolument, Dans la porte et la glace étroite. Par un jeu charmant du hasard, Les deux jeunes … Читать далее →

François COPPÉE « Assis, les pieds pendants, sous l’arche du vieux pont… »

перо и свиток

* * * Assis, les pieds pendants, sous l’arche du vieux pont, Et sourd aux bruits lointains à qui l’écho répond, Le pêcheur suit des yeux le petit flotteur rouge. L’eau du fleuve pétille au soleil. Rien ne bouge. Le liège soudain fait un plongeon trompeur, La ligne saute. Avec un hoquet de vapeur Passe un joyeux bateau tout pavoisé d’ombrelles; Et, tandis que les flots apaisent leurs querelles, L’homme, un instant tiré de son rêve engourdi, Met une amorce neuve et songe: Il est midi. François COPPÉE (1842-1908) Рыбак Уселся под мостом на дряхлом парапете Сонливый рыболов – глух … Читать далее →

François COPPÉE « La Cueillette des Cerises »

La Cueillette des Cerises Espiègle ! j’ai bien vu tout ce que vous faisiez, Ce matin, dans le champ planté de cerisiers Où seule vous étiez, nu-tête, en robe blanche. Caché par le taillis, j’observais. Une branche, Lourde sous les fruits mûrs, vous barrait le chemin Et se trouvait à la hauteur de votre main. Or, vous avez cueilli des cerises vermeilles, Coquette ! et les avez mises à vos oreilles, Tandis qu’un vent léger dans vos boucles jouait. Alors, vous asseyant pour cueillir un bleuet Dans l’herbe, et puis un autre, et puis un autre encore, Vous les avez … Читать далее →

François COPPÉE «L’horoscope»

Две девушки перед гадалкой

L’horoscope Les deux sœurs étaient là, les bras entrelacés, Debout devant la vieille aux regards fatidiques. Qui tournait lentement de ses vieux doigts lassés Sur un coin de haillon les cartes prophétiques. Brune et blonde, et de plus fraîches comme un matin, L’une sombre pavot, l’autre blanche anémone, Celle-ci fleur de mai, celle-là fleur d’automne, Ensemble elles voulaient connaître le destin. « La vie, hélas ! sera pour toi bien douloureuse, » Dit la vieille à la brune au sombre et fier profil. Celle-ci demanda : « Du moins m’aimera-t-il ? — Oui. — Vous me trompiez donc. Je serai … Читать далее →