Clément MAROT « De soi-même »

Амур стреляющий из лука

Миниатюра Клемана Маро « De soi-même » (О себе) на языке оригинала и в переводе Александра Сергеевича Пушкина на русский язык. De soi-même Plus ne suis ce que j’ai été, Et ne le saurais jamais être. Mon beau printemps et mon été Ont fait le saut par la fenêtre. Amour, tu as été mon maître, Je t’ai servi sur tous les Dieux. Ah si je pouvais deux fois naître, Comme je te servirais mieux !   Clément MAROT (1497-1544) Старик Уж я не тот любовник страстный, Кому дивился прежде свет: Моя весна и лето красно На век прошли, пропал и след. Амур, … Читать далее →

Voltaire « Adieux à la vie » / Вольтер «Прощание с жизнью»

Вольтер

Adieux à la vie Adieu ; je vais dans ce pays D’où ne revint point feu mon père; Pour jamais adieu, mes amis, Qui ne me regretterez guère. Vous en rirez, mes ennemis; C’est le requiem ordinaire. Vous en tâterez quelques jours; Et lorsqu’aux ténébreux rivages Vous irez trouver vos ouvrages, Vous ferez rire à votre tour. Quand sur la scène de ce monde Chaque homme a joué son rôlet, En partant il est à la ronde Reconduit a coups de sifflet. Dans leur dernière maladie J’ai vu des gens de tous états. Vieux évèques, vieux magistrats, Vieux courtisans à … Читать далее →

Paul VALÉRY « Le Sylphe »

Paul VALÉRY

Стихотворение Поля Валери (1871-1945) «Сильф» на французском языке и в трёх переводах на русский язык. Сильф — В средневековой демонологии сильф (также эльф) — дух воздуха, олицетворение изменчивой и неуловимой воздушной стихии. Le Sylphe Ni vu, ni connu Je suis le parfum Vivant et defunt Dans le vent venu! Ni vu, ni connu Hasard ou genie? A peine venu La tache est finie. Ni lu, ni compris? Aux meilleurs esprit Que d’erreurs promises! Ni vu, ni connu, Le temps d’un sein nu Entre deux chemises!   Paul VALÉRY (1871-1945) * * * Неведом, незрим, Я – запах, что сон. Я … Читать далее →

François VILLON « Ballade des Contre-Vérités » / «Баллада истин наизнанку»

Франсуа Вийон

  «Рядом с готикой жил озоруючи. И плевал на паучьи права Наглый школьник и ангел ворующий, Несравненный Виллон Франсуа» Осип Мандельштам François VILLON « Ballade des Contre-Vérités ». Название балладе дал О. Лоньон в издании 1892 года. Видимо, Вийон пародирует известную балладу нелюбимого им Алена Шартье (ок. 1385–1433), составленную из ходячих истин. Ballade des Contre-Vérités Il n’est soin que quand on a faim Ne service que d’ennemi, Ne mâcher qu’un botel de fain, Ne fort guet que d’homme endormi, Ne clémence que félonie, N’assurance que de peureux, Ne foi que d’homme qui renie, Ne bien conseillé qu’amoureux. Il n’est engendrement qu’en boin … Читать далее →

François COPPÉE « Morceau à quatre mains »

Девушка за роялем

Стихотворение Франсуа Коппе «Игра в четыре руки» на языке оригинала и в двух переводах на русский язык.   Morceau à quatre mains Le salon s’ouvre sur le parc Où les grands arbres, d’un vert sombre, Unissent leurs rameaux en arc Sur les gazons qu’ils baignent d’ombre. Si je me retourne soudain Dans le fauteuil où j’ai pris place, Je revois encor le jardin Qui se reflète dans la glace ; Et je goûte l’amusement D’avoir, à gauche comme à droite, Deux parcs, pareils absolument, Dans la porte et la glace étroite. Par un jeu charmant du hasard, Les deux jeunes … Читать далее →

René-François SULLY PRUDHOMME « Pensée perdue »

René-François SULLY PRUDHOMME

Стихотворение французского поэта, первого лауреата Нобелевской премии по литературе Сюлли Прюдома (настоящее имя Рене Франсуа Арман Прюдом) на французском языке с переводом на русский язык. Pensée perdue Elle est si douce, la pensée, Qu’il faut, pour en sentir l’attrait, D’une vision commencée S’éveiller tout à coup distrait. Le coeur dépouillé la réclame ; Il ne la fait point revenir, Et cependant elle est dans l’âme, Et l’on mourrait pour la finir. A quoi pensais-je tout à l’heure ? A quel beau songe évanoui Dois-je les larmes que je pleure ? Il m’a laissé tout ébloui. Et ce bonheur d’une seconde, … Читать далее →